Recherches étudiantes

Crosson, Amélie, « Adaptation théâtrale de La Chatte de Colette : fidélité et trahison ».
Thèse de maîtrise dirigée par Dominique Lafon, soutenue le 9 mars 2007.

Dans l’élaboration de cette thèse, mon objectif était d’entreprendre une adaptation théâtrale et, ce faisant, de mieux comprendre les enjeux du processus de création d’une œuvre à partir d’une œuvre existante, en l’occurrence, La Chatte, un roman que Colette a écrit en 1933. Les théories sur l’adaptation théâtrale étant rares, j’ai entrepris une étude de deux des adaptations que Colette a écrites en collaboration avec Léopold Marchand, les pièces La Vagabonde et Chéri,qui m’ont servi d’exemples et aussi de contre-modèles pour résoudre les questions de concentration du récit et de transposition scénique. En outre, la mise en scène du roman devait relever un défi de taille, l’omniprésence de la chatte, personnage éponyme du roman où elle est traitée de l’extérieur par un narrateur omniscient. De plus, l’œuvre de Colette s’inscrit dans une époque et un milieu social qui trouve peu d’échos dans le public contemporain. Le processus d’adaptation se devait de prendre en compte la réception et d’inclure des éléments, tant scéniques que thématiques, pour rapprocher l’œuvre originale du spectateur potentiel. L’adaptation a ainsi tiré parti de techniques audiovisuelles et de la familiarité du public avec des traitements modernes sur les plans de la structure, du temps et de l’espace pour créer une pièce qui soit contemporaine tout en rendant justice au roman et à son auteure.


St-Denis, Maude,
« Pas tout à fait au ciel suivi de Du théâtre au roman : une écriture hybride. Réflexions sur le processus de création littéraire ».
Thèse de maîtrise dirigée par Marcel Olscamp, soutenue le 13 novembre 2006.

Dans L’Art du roman, Milan Kundera écrit que « c’est par l’action que l’homme sort de l’univers répétitif du quotidien où tout le monde ressemble à tout le monde, c’est par l’action qu’il se distingue des autres et qu’il devient individu. Dante l’a dit : « En toute action, l’intention première de celui qui agit est de révéler sa propre image. » Derrière ce désir de révélation, de dévoilement, on trouve une tentative de comprendre le langage afin d’arriver à une plus grande capacité de nommer les choses, en fait, soi-même et sa réalité.

À l’instar du Journal d’Anaïs Nin (1931-1934), le récit prend la forme d’un journal intime dans lequel l’héroïne, à la veille d’une rupture amoureuse, refait le parcours de sa vie à travers ses écrits, retournant les pages de ses cahiers, reprenant quelques lignes, un paragraphe entier, morceau par morceau tel un casse-tête, dans l’espoir de reconstruire l’image de sa propre vie.

L’enjeu principal de ce récit porte sur l’influence du journal et de l’écriture diaristique sur mon travail d’auteure. Puisque j’ai surtout écrit pour le théâtre, il me semblait important de me pencher également sur le passage de l’écriture théâtrale à l’écriture romanesque. Je souhaite, par cette thèse, comprendre mon propre parcours littéraire, pour mieux l’assumer et m’en défaire.